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Alexis II et son héritage.

Vendredi 26 décembre 2008 // L’Histoire

La mort du patriarche de Moscou est l’occasion de faire connaître son impressionnante mission. Il est l’homme qui aura assumé le passage entre le communisme et le renouveau de la Russie, et cela, dans une perspective historique. Alexis renouveau de l’Église orthodoxe dans le contexte d’une liberté religieuse retrouvée et au lendemain de la plus grande persécution que les chrétiens aient subies depuis les origines. Comment ne pas méditer devant la grandeur tragique démesurée de la Russie à laquelle s’attache la vision prophétique d’un Dostoïevski, puissamment relayé par Soljénitsyne ? Certes, cet immense pays continue à nous déconcerter par bien des côtés. Mais il demeure notre interlocuteur obligé, un pôle indubitable d’une Europe où il occupe une place singulière. La question politique est aussi inséparablement que la question religieuse, l’unité du continent européen étant déterminée par la réconciliation du pape de Rome et du patriarche de Moscou.

On sait que celle-ci n’a pas été pleinement accomplie sous Alexis II. On a aussi souligné les progrès accomplis sous Benoît XVI, avec la récente visite à Moscou de Son Eminence le Cardinal André Vingt-Trois et d’une délégation épiscopale. Il semble qu’Alexis II était depuis longtemps orienté vers des retrouvailles avec l’Occident. Le cardinal Etchegaray, qui le connaissait depuis 1969, en était intimement persuadé. Il y a un peu plus d’un an, le vice-doyen du Sacré-Collège n’était-il pas présent au porche de Notre-Dame de Paris pour saluer son vieil ami ? Cette visite en France demeurera pour nous inoubliable. C’était « la nation catholique » par excellence que voulait saluer le patriarche orthodoxe. Au-delà de toutes les vicissitudes d’une division millénaire nous avons ressenti à cette occasion la force de nos liens les plus intimes qui touchent à notre appartenance indéfectible à l’Église indivise.

Aussi est-ce dans la solidarité d’une espérance commune que nous formulons nos condoléances à nos amis orthodoxes. Nous avons besoin les uns des autres pour répondre aux défis de l’évangélisation dans le monde de la sécularisation. L’actuelle renaissance de l’orthodoxie russe, évidente, ne serait-ce que par la multiplication des paroisses et des monastères, se trouve aussi contrecarrée par une culture que nous connaissons bien en Occident. Nos échanges œcuméniques, théologiques, pastoraux devront se poursuivre sous le successeur d’Alexis II, dans la dynamique d’une unité sans cesse recherchée et approfondie.

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