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Ah ! les c...!

Samedi 9 mai 2009 // L’Histoire

« Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît ».

Vous connaissez notre affection pour le grand « Audiardus » !

Le grand « Audiardus » qui nous à légué une de nos « devises » : « Une brute qui marche, va plus loin que deux intellectuels assis »...

Preuve par les affiches nous est une fois de plus donnée de la grande misère qui s’étend dans le royaume de France.

Monsieur Hulot, le fils, le frère ou le père de Tati, le roi du tendre burlesque, Jacques Tatischeff s’est fait voler sa pipe. Comme d’autres se font voler leur âme !

Ah ! les cons ! « Métrobus » a encore frappé !

Fêter Tati pour ses cent ans est une œuvre de salut de public( 102 ans).

La Cinémathèque s’y attache avec savoir faire et pour cette grande occasion a fait réaliser une affiche qui nous va droit au cœur.

Monsieur Hulot-Tati est bien toujours parmi nous portant fièrement tous ses attributs. Comme un preux arborait sur les champs de bataille son bouclier blasonné, Tati-Hulot porte son galurin heaume des temps modernes.

Au col, son nœud papillon n’est qu’une survivance du cordon noir qui faisait suite à l’ordre de Saint-Michel, ordre du Roi ! De son temps déjà, les temps étaient difficiles : il porte armure camouflée en son imperméable ! De fières armes aussi : son épée-parapluie est là. Non ! Son parapluie n’est point bulgare !

Et sa pipe... magique sa pipe ! Prête à enfumer tous les cuistres, les « pisse-froid ». Résisteraient-ils ? Malheur à eux... Ignorent-ils qu’elle a été taillée dans une masse d’arme qui fut à Dunois « le Bâtard d’Orléans  » et qu’elle fit merveille sous et sur les murs d’Orléans.

Jeanne, après la bataille la baisa de ses chastes lèvres !

Oui, il est là, fier et modeste à la fois, caracolant sur son impétueux destrier « Solex », éternel héros qui ne fut égalé, peut-être que par « Bucéphale » !

Ainsi équipé, le preux Tati-Hulot est près à pourfendre la bêtise du monde. Il n’est que de regarder le sourire de son jeune écuyer tout en joie et confiance !

Dans ses veines, coule du sang de Philippe, quatrième fils de Jean II, du sang qui bouillonnait à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356... « Père, gardez-vous à droite ! Père, gardez-vous à gauche ! »

En ce temps là pas de coup bas...

Aujourd’hui le « Malin » à un nom : « Métrobus » ! Régie publicitaire de la RATP. La « masse d’arme » du chevalier Tati ? De trop ! Remplaçons la par une ridicule « moulinette »...

Tous confondus, bannissons le cigare de Churchill, comme a été gommé la cigarette de Malraux et de bien d’autres...




Affiche de Sartre politiquement correcte, c’est sans doute l’arthrite qui déforme son index et son majeur droit ! Affiche remise d’actualité par l’expo Controverses.

Mais de « droite » et de « gauche », la bêtise, que dis-je, le « crime » est dénoncé ! Manque plus que la Révolte...

Commençons par rendre visite à la Cinémathèque tous la pipe à la bouche...

Jusqu’au trois août 2009

A ce jour, saluons les réactions.

La « Toile » est et devient toujours plus un lieu de « résistance ».

Mais il conviendrait de ne pas en rester là...

Nous vivons décidément une période où l’historiquement, le religieusement, le politiquement ou le médicalement correct est de plus en plus oppressant. Il n’y a sans doute pas pire dictature que celle qui entend modifier insidieusement non seulement notre vie quotidienne, mais également notre passé.

La dernière dinguerie en date, on la trouve du côté de la RATP et de Métrobus, sa régie publicitaire. Au nom de la loi Evin – lutte contre le tabac et l’alcool – elle a trouvé tout naturel d’amputer le célèbre personnage de M. Hulot de sa pipe sur les affiches de l’exposition de la Cinémathèque.

À censure ridicule, riposte de même : la cinémathèque a décidé de fournir à la RATP des affiches où la pipe est remplacée par un grotesque moulin à vent jaune. Après la cigarette d’André Malraux gommée du timbre à son effigie, le mégot de Jean-Paul Sartre supprimé sur les affiches d’une exposition qui lui était consacrée ou encore Lucky Luke obligé de mâchonner un brin d’herbe dans ses premières aventures « revues et corrigées », les talibans du médicalement correct ont donc encore frappé.

On s’est longtemps gaussé des communistes qui, ne cessant d’épurer leurs rangs de toutes les vipères lubriques de la réaction qu’ils y découvraient sans cesse, les effaçaient les unes après les autres sur les photos de leur rassemblement. Ils n’étaient en fait que des précurseurs.

Quelles seront les prochaines cibles de nos modernes inquisiteurs ? Ne peut-on craindre qu’ils s’en prennent aux monuments aux Morts de nos communes : chaque soldat arbore fièrement en bandoulière un fusil Lebel…

Exposer ainsi une arme leur paraîtra sûrement inadmissible. Chaque monument sera-t-il alors resculpté pour que les fusils soit remplacé par des yo-yos ?

Pourquoi pas ! C’est impensable, vraiment ? « Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît », disait Michel Audiard.

MODERNES INQUISITEURS
Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

210486 titres pour « Exposition Tati : la pipe du cinéaste gommée des affiches »

Nom d’une pipe en bois cassée, s’étonne-t-on, en regardant les affiches, dans le métro, pour l’exposition « Tati deux temps trois mouvements », à la Cinémathèque de Paris (dont Rue89 est partenaire).
Métrobus, qui gère la publicité dans les transports publics parisiens, a en effet décidé de gommer l’objet obscène, par respect zélé de la loi Evin sur le tabagisme. Mais face au refus des organisateurs de l’expo, il a été décidé de remplacer la pipe par un objet aussi ridicule que l’acte de censure lui-même : un moulinet jaune.

L’affaire est grotesque, mais ce n’est pas une première. Souvenez-vous des « smileys » fumeurs et non fumeurs de Courrier international. Cette fois-ci, c’est cependant un peu plus grave, puisque les censeurs de Métrobus s’en prennent à une oeuvre d’art, cette image très célèbre de M. Hulot sur son Solex. L’émoi est tel que la Ligue des droits de l’homme, avec des accents tragiques, a appelé à signer une pétition :
« Il convient de se mobiliser face à la généralisation du politiquement
correct qui n’hésite pas à déformer les œuvres du patrimoine : exigeons de la SNCF et de la RATP qu’elles procèdent au retirage des affiches qui annoncent l’exposition Tati à la Cinémathèque, et que la pipe de Monsieur Hulot apparaisse avec son culot, et non avec la ridicule hélice jaune qui le masque. »

« Une absurdité générée par le confort douillet de la pensée »

J’ai téléphoné à Macha Makeïeff commissaire de l’exposition Tati pour lui demander si elle avait donné son feu vert au moulin jaune. Elle raconte des négociations ubuesques avec Metrobus : « On était d’accord avec Serge Tubiana [directeur de la Cinémathèque, ndlr] et Costa Gavras [président de la Cinémathèque, ndlr] pour refuser de gommer la pipe des affiches, ce qui aurait été stalinien et ridicule. Il n’en n’a donc jamais été question.

« Mais il se trouvait que la cinémathèque avait un contrat avec le bus et le métro. Et qu’ils voulaient supprimer la pipe. Mais pour moi, il n’en était pas question. J’ai d’abord proposé de la remplacer par un calligramme “ceci n’est pas une pipe”, mais ils n’ont pas accepté. J’ai alors proposé de masquer la pipe de façon tellement évidente que cela attirerait l’oeil. »

L’effet est réussi. Pour ma part, je me suis ainsi dit en déccouvrant l’affiche : « Mais pourquoi ces buses ont-ils attiré l’attention sur leur acte de censure imbécile ? » (Pour être franc, le mot que j’avais en tête était plus rude que buse.)

Macha Makeïeff tire une leçon personnelle de toute cette affaire : « Le moulinet, c’est un clin d’oeil : c’est un des objets des spectacles chers à Tati. La pipe, avec ce moulinet, on la voit plus que jamais ! C’est une façon de dire : il faut prendre tout cela pour ce que c’est, une situation tellement bête, une absurdité générée par le confort douillet de la pensée. »

Les admirateurs de Jacques Tati apprécieront cette « pastille », veut croire Macha Makeïeff : « C’est le prolongement d’un gag. » Lorsqu’elle a fait remarquer à son frileux interlocuteur de Metrobus qu’il allait se ridiculiser, ce dernier lui a répondu, fataliste : « Oui. Je sais. Mais c’est l’air du temps. »

PS à 17h00 : Certains, à la rédaction, ont tiqué sur le titre-Toto. Il est inspiré par les premières lignes de la célèbre méthode de lecture « Toto et Lili ». La phrase originale était : « Toto a fumé la pipe à Papa, Toto est malade »

 

Quand la loi Evin déprime le smiley de Courrier international Par Pascal Riché.

A gauche, la couverture de Courrier international : ( Interdit d’interdire ? ), demande l’hedbo, en se référant à toutes les nouvelles lois, dans de nombreux pays, réglementant le tabac, la vitesse, certains aliments…

A droite, très mal photographiée par mon téléphone portable (quel incompétent !), l’affiche faisant la promotion de Courrier international dans le métro.

Appréciez la différence : on a confisqué la clope du smiley qui, du coup, fait la gueule. En effet , la loi Evin interdit toute référence au tabac sur les affiches publicitaires. Après avoir consulté le bureau de vérification de la publicité, Metrobus, la régie publicitaire filiale de la RATP, a interdit l’affiche interdisant d’interdire.

Le plus cocasse, c’est que c’est la deuxième fois en quelques semaines que Courrier international est ainsi " censuré" par la société Metrobus. Comme l’avait révélé Rue89, il s’agissait la dernière fois d’une affiche comportant un titre dénigrant Nicolas Sarkozy.

Dans le cas du smiley heureux de fumer, la rédaction de l’hebdo comprend mieux les motivations de Metrobus, qui ne fait que se conformer à la loi.

 


Il a porté un regard comme nul autre…

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