Afghanistan.

Lutte pour la libération du territoire.

Dimanche 28 septembre 2008 // Le Monde

La Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) de l’OTAN a annoncé lundi que deux de ses soldats ont été tués dans une explosion dans le sud de l’Afghanistan. L’ISAF, qui ne précise pas la nationalité des victimes, a ajouté que deux autres soldats avaient été blessés dans la déflagration qui s’est produite dimanche. AP Deux soldats britanniques de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) de l’Otan ont été tués et deux autres blessés Les militaires effectuaient une patrouille de routine à deux km à l’ouest de la base aérienne de Kandahar dimanche soir "quand le véhicule qui les transportait a été touché par un engin explosif", a précisé le ministère dans un communiqué.(AFP) Dirigée par l’Otan, la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) a perdu dans le sud de l’Afghanistan, deux soldats tôt mercredi matin, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué. Ils ont été tués dans une explosion qui a également blessé deux autres militaires. La FIAS n’a fourni aucun détail sur les circonstances de l’explosion pas plus que sur la nationalité des soldats Bassirat.net & AFP

Deux Marines ont été tués (ce sont les premières pertes du 24e Corps expéditionnaire (MEU) récemment arrivé en Afghanistan), aa indiqué à l’AFP la porte-parole du MEU issu de Camp Lejeune en Caroline du Nord, le capitaine Kelly Frushour. "Nous avons eu deux blessés", a confirmé le capitaine Frushour, sans fournir de détails sur leur état de santé. "Ils ont été victimes d’un engin explosif artisanal (IED) dans la province de Kandahar", l’une des plus explosive provinces du pays. Le MEU, qui avait commencé à arriver vers le mois de mars, devait atteindre ces derniers jours la totalité de son contingent, 3.200 hommes. Installé à la base aérienne de Kandahar (Kaf), il a commencé à opérer sur le terrain début avril… (AFP)

Des responsables militaires ont fait savoir jeudi qu’un soldat canadien a été blessé quand un véhicule de l’armée a roulé sur une mine artisanale dans la province méridionale de Kandahâr L’attaque s’est produite près de Spin Boldak, une ville située à proximité de la frontière avec le Pakistan. Il était impossible d’obtenir d’autres détails en fin de journée. Associated Press. Bassirat.net avec AP et Presse canadienne

Pertes des forces collaboratrice locales - Province non précisée

13-04 Dimanche un représentant du Conseil provincial, Rahmatullah Rashidi, avait évoqué la mort "d’au moins 20 personnes, dont des combattants et des civils" et des dizaines d’autres blessées, dont des habitants. Le ministère de la Défense avait également annoncé avoir perdu un soldat dans l’opération, qui se poursuivait lundi,. Bassirat.net

Détails Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)

Deux attaques au sud-ouest de Kaboul, annoncent les autorités. Dix résistants auraient trouvé la mort lors d’une embuscade tendue contre un convoi militaire. Trois résistants ont été tués par l’armée afghane lors d’un affrontement survenu dans cette même province, Nb : La résistance n’a pas confirmé l’information. (Reuters)

Province d’Helmand (sud de l’Afghanistan

Lors d’une embuscade dans la nuit de samedi à dimanche, quatre policiers afghans sont morts et sept autres ont été blessés dans l’attaque. qui s’est produite dans le district méridional de Gereshk, , selon le chef de la police locale, Khair Mohammad Shuja. Bassirat.net avec AFP

Province de Kandahar (sud)

14-04 "Un poste de police a été attaqué dans le district d’Arghandab et au moins onze policiers ont été tués", a expliqué à l’AFP Amanuallah Khan, le chef-adjoint de la police provinciale. Les résistants ont lancé l’assaut peu après minuit, à 25 kilomètres aux nord de Kandahar selon Mohammad Rauf, qui signale qu’outre les 11 morts, il y avait un blessé grave. Cette attaque est la dernière d’une série d’opérations contre les forces dafghanes dans la région de Kandahar. Huit policiers sont morts samedi, et sept le 7 avril dernier. L’an dernier, plus de 900 policiers ont été tués par les résistants. AP (AFP)
 Deux policiers ont été tués et cinq autres blessés mardi par l’explosion d’un engin explosif improvisé dissimulé sur le bord d’une route des environs de Spin Boldak, dans la province méridionale de Kandahâr. Xinhua

Province de Khost (sud-est)

Une bombe placée sur le bord de la route a touché le véhicule du chef tribal, Haji Nazim. Trois personnes, dont son fils, sont mortes et quatre autres ont été blessées", a indiqué un porte-parole du gouvernement provincial, Khaiber Pashtun. Le responsable tribal visé a survécu à ses blessures. (AFP)

Province de Logar(sud de Kaboul.)

La résistance a par l’intermédiaire de leur porte-parole, Zabihôllah Moudjahed, annoncé avoir tué cinq policiers dans une attaque visant un poste de contrôle établi dans le district de Sarkh. Pajhwok

Province de Nimroz (ouest),

Samedi, une double attaque kamikaze a visé un convoi transportant des ingénieurs et des ouvriers indiens travaillant à la reconstruction d’un pont. Deux ingénieurs ont été tués et plusieurs autres personnes blessées, dont trois ouvriers indiens, ont annoncé les autorités locales. AFP

Une attaque kamikaze devant une mosquée a fait 16 morts jeudi, selon le gouverneur de la province de Nimroz. Deux hauts responsables policiers ont été tués dont le chef de la police du district de Khash Rod, Bismullah Khan, tandis que les autres victimes sont essentiellement des civils, a précisé le gouverneur Il y a une trentaine de blessés, dont de civils,certains se trouvant dans un état critique. L’attentat n’a pas été revendiqué. AP - Pajhwok

Province de Paktiâ (sud-est)

14-04 Lundi, des résistants se sont emparés deux camions ravitaillant les troupes étrangères déployées en Afghanistan, a annoncé un responsable militaire afghan. Les deux chauffeurs sont portés disparus. L’attaque a été portée dans le district de Zormat, dans la province de Paktia, au sud-est du pays. Bassirat.net avec Pajhwok

Province de Zabol (sud-est)

Sept résistants ont été tués lundi dans des opérations menées par la coalition internationale et les forces de sécurité afghanes dans les provinces Zâbol et de Helmand. Bassirat.net avec Pajhwok

L’Afghanistan en chiffre 
Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82"

Civils tués ou morts  : ? + 3.873
Civils blessés   : ? + 2.307 (chiffres trop bas) 

Résistants tués :  : ? + 6.707
Résistant blessés  : ? + 1.587 (chiffres trop bas)
Résistances arrêtés :  : 23.000 prisonniers

Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.227
Militaires et milice privés occupante blessés  : ? + 1.296(chiffre invraisemblablement bas...)
Suicides  : ? + 20
CIA tués :  :  4

Soldats /policiers gouvernementaux tués   : ? + 4.033
Soldats gouvernementaux blessés  : ? + 3.953 (chiffre trop bas)

Collabo tués  : 1.150
Collabo  blessés  : ? + 720 (chiffre trop bas)
Collaborateurs disparus  : ? +  3 

Les chiffres indiqués sont vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr :la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

La presse ne fait plus son boulot, elle ne sert qu’à manipuler et distraire l’attention.

Au cours de ces deux dernières semaines, suite aux demandes répétées de militants de défense des droits de l’homme, le Département de la Justice a été obligé de révéler au public une note rédigée par John Yoo, le conseiller juridique de l’Administration Bush. Dans cette note, John Yoo détaille les manoeuvres juridiques à mettre en oeuvre pour permettre au président des Etats-unis de violer la loi et de torturer des prisonniers. Au cours du débat public qui a suivi cette révélation, il est apparu à travers de nombreux témoignages, que l’Administration Bush avait de facto considéré que le 4è amendement à la Constitution des Etats-Unis ne pouvait s’appliquer aux “opérations militaires intérieures” (domestic military operations) sur le territoire des Etats-unis. En d’autres termes, si jamais l’armée devait être appelée à réprimer une dissidence aux Etats-unis, elle aurait le droit de vous priver de toutes vos libertés individuelles, de vous maintenir en détention indéfiniment, de vous torturer et de vous exécuter sans jugement. Interrogé à ce sujet, le Ministre de la Justice a tenté de se justifier en inventant un évènement inexistant dont la découverte éventuelle aurait pu permettre de prévenir les attentats du 11 septembre. Il a également menti ouvertement sur la portée des lois de surveillance et des affaires judiciaires en cours dans ce domaine. Autrement dit… il y avait largement de quoi faire plusieurs “Unes”, “Editions spéciales” et autres “Editoriaux” sur cette violente attaque contre les libertés constitutionnelles des citoyens américains… Oui, mais… pendant ce temps là, Barack Obama continuait sa campagne électoral en Pennsylvanie, participant notamment à une séance de bowling. Si on fait une recherche dans la base de données de presse NEXIS sur les sujets qui ont le plus mobilisé la presse aux Etats-unis ces 30 derniers jours, on arrive aux résultats suivants  :

  • Recherche : “Yoo + torture” - 102 articles
  • Recherche : “Mukasey + 9/11″ - 73 articles
  • Recherche : “Yoo + Fourth Amendment” - 16 articles
  • Recherche : “Obama + bowling” - 1,043 articles
  • Recherche : “Obama + Jeremiah Wright” - plus de 3 000 articles Recherche : “Obama + patriotism” - 1,607 articles
  • Recherche : “Clinton + Lewinsky” - 1,079 articles

Il faut préciser que la base de presse NEXIS n’indexe pas la presse “pipeul”. C’est vous dire l’ampleur du désastre. Et après on s’étonne que les gens n’achètent plus de journaux… [Tim Carr - IES News Service - 14/04/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Une journaliste afghane a été attaquée en Afghanistan.

Pour la seconde fois en deux semaines, une journaliste afghane a été attaquée en Afghanistan, pour n’avoir pas cédé à des pressions pour sa démission, a annoncé mardi la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) qui se déclare "alarmée". Dans un communiqué reçu par l’AFP à Kaboul, la FIJ précise qu’une grenade a été lancée le 11 avril contre le domicile de Khadija Ahadi, rédactrice en chef adjointe de la radio privée locale Faryad, dans la province ouest de Herat.Une première attaque de même type perpétrée par des inconnus avait détruit une partie de sa maison le 6 avril, sans faire de victime. La FIJ se dit "alarmée par les informations relatives à l’attaque de son domicile à la grenade". Mme Ahadi a déclaré mardi à l’AFP ne pas vouloir parler "pour des raisons de sécurité". Deux journalistes sont actuellement emprisonnés en Afghanistan pour "blasphème" dont l’un condamné, Sayed Perwiz Kambakhsh, arrêté dans le nord du pays, est condamné à mort pour avoir distribué un article sur le rôle de la femme dans l’Islam. L’an dernier, cinq journalistes afghans ont été tués, dont deux femmes : la présentatrice et reporter de télévision Shkeba Sanga Amaj, et la reporter de radio Zakia Zaki. Les motifs de ces meurtres n’ont pas encore été établis. AFP - 15 avril 2008

Les Brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Afghanistan : des mieux à la prison américaine de Bagram, selon le CICR.

Bagram est, comme le centre de détention US de Guantanamo sur l’île de Cuba, une prison de haute sécurité où sont détenus 600 prisonniers Située au sein de la plus grande base militaire étrangère du pays, à 60 km au nord de Kaboul, Les conditions de détention à la prison américaine de Bagram, en Afghanistan, sont en progrès, a indiqué lundi le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jacob Kellenberger. Parmi les améliorations, il a cité l’introduction de contacts par vidéo conférence entre les détenus et leurs familles, depuis un bureau du CICR à Kaboul, un programme lancé vers la mi-janvier. Il a cité un assouplissement pour les contacts entre les prisonniers et leurs familles, des aménagements à l’intérieur de l’établissement et la mise en place d’une commission qui révisera tous les six mois les cas de détention. M. Kellenberger : "Pour les familles et les détenus, c’est extrêmement important, de même que pour l’opposition armée" "C’est un important progrès. Nous aussi, et depuis peu, nous avons accès aux lieux de détention non institutionnels". A Bagram, les détenus, souvent dans l’ignorance des charges retenues contre eux, passent des mois sinon des années sans voir leurs proches. "J’espère raisonnablement que davantage de progrès seront faits dans un proche avenir et j’espère qu’il sera possible de commencer pour les familles à se rendre à Bagram et qu’il y aura aussi un agrandissement des lieux de détente pour les détenus", a ajouté M. Kellenberger. Enfin, il a annoncé que les militaires américains avaient décidé de créer une "Commission sur les combattants ennemis", chargée de réviser tous les six mois le cas de chaque détenu, en vue d’éventuelles libérations. S’en félicitant, M. Kellenberger a demandé que cette commission "tienne également compte des preuves venues de l’extérieur". En ce qui concerne les prisons afghanes, "il y a beaucoup à dire", a expliqué Kellenberger ajoutant qu’il s’en était entretenu avec le président Hamid Karzaï et d’autres hauts responsables. Le CICR a insisté pour que les droits des prisonniers soient "respectés", selon M. Kellenberger. Des émeutes ont éclaté à plusieurs reprises dans la plus importante prison afghane, Pul-i-Charki, dans la périphérie de Kaboul, les détenus protestant contre leurs conditions d’emprisonnement. Le CICR est présent en Afghanistan depuis 1987 et dispose d’un budget pour ce pays de 1,1 milliard de dollars pour 2008. Sourcev : AFP / 14 avril 2008

La Croix rouge a critiqué lundi le traitement réservé aux prisonniers de la base militaire américaine de Bagram.... en Afghanistan, réclamant le droit pour les détenus de faire appel à des témoins pour accélérer leur libération.

Le président du Comité international de la Croix rouge Jakob Kellenberger a déclaré que nombre des quelque 600 détenus de Bagram se plaignent de ne même pas savoir pourquoi ils sont emprisonnés. Il a pu passer une demi-journée dans la prison, à laquelle très peu de personnes ont accès. "Ils ne savent pas ce que le futur leur réserve, combien de temps ils vont rester là et sous quelles conditions ils vont être relâchés", a-t-il rapporté lors d’une conférence de presse. Le porte-parole de la Croix rouge Florian Westphal a ensuite précisé depuis Genève que ces propos traçaient un parallèle avec Guantanamo à Cuba et d’autres centres de détentions américains en Irak. L’armée américaine, qui retient quelque 23.000 prisonniers en Irak, y organise des concertations tous les six mois pour décider si le détenu sera maintenu en détention ou relâché. Mais il est rare que de nouvelles pièces soient apportées au dossier, et le comité se base surtout sur la conduite du prisonnier et sur ses déclarations en détention pour prendre sa décision. Jakob Kellenberger s’est dit heureux de l’installation d’un tel comité à Bagram, mais a réclamé plus de droits pour les prisonniers, notamment celui de faire venir des témoins extérieurs. "Ce comité devra aussi recueillir des preuves auprès de personnes extérieures, (...) des preuves qui pourront parler en faveur des prisonniers (...) , des preuves de gens qui les connaissent". Il a aussi demandé aux autorités américaines d’appliquer certaines recommandations de la Croix rouge, comme l’instauration de vidéo-conférence entre les prisonniers et leurs familles. L’armée américaine n’a pas souhaité réagir. La base de Bagram est interdite d’accès aux journalistes, et l’armée ne communique ni sur l’identité des prisonniers, ni sur ce qui leur est reproché. AP

Trois Egyptiens transférés secrètement via l’Allemagne par la CIA.

L’agence américaine de renseignement (CIA) avait organisé au moins deux vols via l’Allemagne pour transférer clandestinement des prisonniers soupçonnés de terrorisme avant que Berlin soit mis au courant de ces affaires en 2004, rapporte mardi un quotidien allemand. En décembre 2001, un vol, pour lequel aucune autorisation de survol du territoire n’avait été accordée, a permis le transfert par la CIA de deux Egyptiens de Stockholm au Caire, rapporte le quotidien Süddeutsche Zeitung citant des élements d’un rapport confidentiel à la commission parlementaire allemande chargée de la surveillance des services secrets. En février 2003, un autre Egyptien, enlevé par la CIA à Milan, en Italie, avait été dans un premier temps transporté secrètement à la base militaire américaine de Ramstein (ouest de l’Allemagne), avant d’être lui aussi envoyé en Egypte. Les organisations de défense des droits de l’Homme ont critiqué plusieurs gouvernements européens, coupables selon elles, de complicité dans les détentions secrètes opérées par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte anti-terroriste après les attaques du 11 septembre 2001, ainsi que dans le transfert secret de suspects vers des pays où ils ont pu être torturés. Les informations publiées mardi proviennent d’un rapport mandaté par la commission parlementaire qui enquête sur une éventuelle coopération entre Berlin et la CIA. Selon le rapporteur, Joachim Jacob, un ancien responsable de la protection des données informatiques, il sera difficile d’obtenir de plus amples informations sur les activités en Allemagne de la CIA sans la coopération des Etats-Unis. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a du se défendre le mois dernier devant la commission d’accusations de complicité avec la CIA dans l’enlèvement à l’automne 2001 d’un Allemand d’origine syrienne, Mohammed Haydar Zammar, livré ensuite à la Syrie. M. Zammar, qui était soupçonné de contacts avec les pilotes kamikazes responsables pour les attaques du 11 septembre, avait été arrêté par la CIA alors qu’il effectuait un voyage au Maroc, la police criminelle allemande ayant communiqué aux Américains les dates de son voyage. Il avait ensuite été remis à la Syrie où il a depuis lors été condamné à 12 ans de prison pour appartenance aux Frères musulmans, un mouvement interdit. Un autre Allemand, d’origine libanaise, avait pour sa part été arrêté fin décembre 2003 en Macédoine à l’occasion d’un voyage. Il affirme avoir ensuite été séquestré par la CIA qui l’a conduit en Afghanistan, emprisonné, battu, harcelé, puis libéré au bout de cinq mois en Albanie sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. ( Source : AFP / 15 avril 2008 13h57)

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a suspendu son opération de rapatriement volontaire vers l’Afghanistan. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a suspendu son opération de rapatriement volontaire vers l’Afghanistan via Peschawar, une ville située au Pakistan dans la Province frontière du Nord-Ouest, à cause d’un barrage dans la zone tribale sur la route vers l’Afghanistan. Alimenté par un conflit entre des tribus locales, le blocage de la route principale Peshawar-Torkham a empêché des centaines d’Afghans de rentrer chez eux. Plus de 360 familles afghanes étaient prêtes pour le rapatriement depuis Peshawar hier (lundi) mais il leur a été impossible de partir du fait du barrage routier. L’UNHCR a fourni de l’aide à 45 familles dans le besoin, y compris de la nourriture, des bâches en plastique et des couvertures pour les aider à passer la nuit. « Pour éviter que davantage de familles ne soient bloquées, l’agence pour les réfugiés a suspendu le rapatriement via Peshawar. « Le rapatriement reprendra dès que la route sera dégagée », a indiqué Kilian Kleinschmidt, délégué assistant de l’UNHCR au Pakistan. Aujourd’hui, c’est également le jour de fermeture du village de réfugiés de Jalozai dans la Province frontière du Nord-Ouest au Pakistan. Plus de 70 000 Afghans vivant sur ce site ont eu le choix entre un rapatriement volontaire vers l’Afghanistan ou un transfert dans un village de réfugiés existant au Pakistan.

Plus de 3 000 personnes ont été rapatriées au cours des dernières semaines. Plus de 30 familles ont demandé à être transférées dans le village de réfugiés de Kot Chandna dans la province du Pendjab. L’UNHCR a confirmé que Jalozai devait être fermé comme convenu précédemment et que ses résidents devaient coopérer pour que la fermeture ait lieu dans les temps. Néanmoins, l’agence espère que le Gouvernement pakistanais leur accordera un léger délai supplémentaire, compte tenu de la situation d’impasse observée actuellement sur la route Peshawar-Torkham.« Nous avons convenu avec le gouvernement que 70 000 Afghans ne peuvent pas quitter Jalozai en un jour. Nous avons demandé aux autorités de suspendre temporairement la fermeture de Jalozai jusqu’à ce que la route puisse être à nouveau empruntée », a indiqué Kilian Kleinschmidt. « Nous étions presque prêts à partir, au moment où la nouvelle [de la suspension du rapatriement] est arrivée. Nous attendons maintenant de connaître la suite des événements », a expliqué un homme âgé afghan au village de réfugiés de Jalozai mardi. Cependant, il a noté, « que la plupart des magasins à Jalozai sont maintenant fermés, cela pourrait être difficile pour nous de trouver de la nourriture. » Les autorités ont assuré à l’UNHCR que les maisons qui sont toujours occupées ne seront pas démolies, et que les services de base tels que la nourriture, l’eau et l’électricité continueront de fonctionner jusqu’au départ du dernier habitant. L’agence pour les réfugiés a également insisté auprès des autorités pour qu’elles soient plus actives afin de relocaliser les Afghans qui ne peuvent pas retourner en Afghanistan. L’UNHCR continuera de travailler avec les autorités pour assurer que la fermeture de Jalozai se déroule dans l’ordre et le calme, et que la sécurité et la dignité de ses résidents afghans soient respectées. Dans le sud-ouest du Pakistan, les retours assistés ne sont pas affectés et ils se poursuivent depuis le centre de rapatriement volontaire de l’UNHCR à Baleli au Baloutchistan. Depuis que l’UNHCR a débuté son aide au retour vers l’Afghanistan en 2002, plus de 3,2 millions d’Afghans sont rentrés, dont plus de 24 000 cette année. Actuellement, le Pakistan héberge plus de deux millions d’Afghans enregistrés. UNHCR 15 avril 2008 par Yol Sur le Web Source

L’ONU tente de réagir à la crise alimentaire qui frappe le pays.

Contrairement à d’autres autres pays, l’Afghanistan n’a pas, encore connu d’émeutes de la faim. Néanmoins, le directeur adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), Gemmo Lodesani, s’attend à de « nouvelles émeutes urbaines » dans les pays « où les populations sont les plus exposées au risque de famine », dont l’Afghanistan. Le pain est l’aliment de base de la population afghane Le constat de la FAO , organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, est alarmant. En raison de l’augmentation du prix des céréales, l’importation de blé est devenue trop chère pour l’Afghanistan, où le prix du blé s’est accru en moyenne de 60 % au cours de l’année dernière, voire de 80 % dans certaines régions du pays, selon le Programme alimentaire mondial de l’Onu (PAM). Selon les estimations de la FAO , les besoins en importations de blé de l’Afghanistan s’élevaient en 2007-2008 à 550 000 tonnes, dont 100 000 au titre de l’aide alimentaire. « Personne ne croit que nous allons retourner au niveau de prix d’il y a douze ou dix-huit mois », a déclaré Rick Corsino, directeur du Pam en Afghanistan. « Ce que cela signifie, c’est ces gens, qui sont les plus affectés par la hausse des prix, ne bénéficieront probablement d’aucune accalmie », a-t-il ajouté. Paradoxalement, la récolte 2007, selon les données de la FAO , a été exceptionnelle. Elle s’est établie à plus de 4,6 millions de tonnes.

En 2006, la récolte n’avait été que de 3,9 millions de tonnes. En revanche, une récolte relativement mauvaise est à craindre pour 2008, en raison de faibles précipitations en début d’année, selon M. Corsino. Dans un entretien accordé récemment à l’hebdomadaire français L’Express, Tamara Kummer, chargée de l’Information au PAM, déclarait que les citadins sont les premiers touchés par la hausse des prix. « Le ménage afghan moyen dépense aujourd’hui, en moyenne, 45 % de ses revenus pour la nourriture, par rapport à 11% en 2006. Pour les citadins, c’est pire : 75 % de leurs revenus sont consacrés à l’alimentation », a-t-elle dit. En début de semaine, le PAM a commencé la distribution de 30 000 tonnes de nourriture (blé, huile végétale, sel et légumes secs) à environ 400 000 personnes. 58 000 tonnes supplémentaires seront distribuées d’ici l’été. Cette aide « cible les ménages les plus vulnérables », a expliqué Rick Corsino. Il s’agit de familles nombreuses ne disposant que d’un seul revenu, de familles monoparentales dirigées par des femmes et de familles dont le chef est handicapé. En janvier dernier, le président afghan Hamid Karzaï avait lancé un appel à l’aide internationale. 77 millions de dollars étaient nécessaires pour fournir une aide alimentaire à plus de 2,5 millions de personnes. Source : Bassirat.net avec Reuters, AP, L’Express mercredi 16 avril 2008

En Afghanistan, 2,5 millions de démunis à nourrir.

La hausse spectaculaire des prix des céréales a amené des organisations internationales en Afghanistan à augmenter leur aide aux populations les plus démunies estimées à environ deux millions et demi de personnes. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), confronté à une crise à l’échelle planétaire, en Afghanistan cette année 400 000 personnes menacées ont pu bénéficier d’aide et les efforts se poursuivent.
La population afghane estimée aujourd’hui à 25 millions d’habitants subit en outre les contrecoups de décennies de guerre avec un seuil de pauvreté oscillant entre 36 et 42 % de la population, selon de dernières estimations de l’ONU, et une insurrection islamiste, surtout dans le sud, qui entrave tout développement. Le représentant du PAM en Afghanistan, Rick Corsino, a indiqué hier à l’AFP que le prix du blé dans ce pays avait bondi de près de 100 % en un peu plus d’un an. « En 2007, les prix ont augmenté de 60 % et depuis janvier de 30 à 35 % dans presque toutes les principales villes », a-t-il déclaré.

« Ceux qui n’ont pas de salaire régulier sont probablement les plus touchés par ces hausses et nous estimons qu’à travers le pays, ceux-ci dépensent jusqu’à 70 % de leurs revenus pour se nourrir », a ajouté ce responsable. Un des motifs de la brutale augmentation des prix du blé en Afghanistan a été l’interdiction par le Pakistan d’en exporter chez son voisin depuis janvier dernier, « à la suite d’un manque au Pakistan même », a indiqué un responsable du ministère du Commerce à Islamabad. Au début 2007, Le Pakistan avait autorisé l’exportation d’un demi-million de tonnes de blé vers son voisin, mais il a dû y renoncer après avoir été contraint d’en importer pour ses propres besoins d’Australie et de Russie à 70 % plus cher, selon cette source.

Pour l’heure, le Croissant-Rouge afghan a annoncé la distribution hier, avec le concours de la Banque islamique de développement, d’une aide à 5 000 familles.

L’essentiel de l’aide provient du PAM. Dans une conférence de presse, Rick Corsino a annoncé cette semaine que 30 000 tonnes d’aliments étaient en cours de distribution dans l’est, autour de Kaboul, et à Kandahar, dans le sud, concernant 400 000 personnes.

Sur un appel pour 88 millions de dollars d’aide, 10 donateurs en ont accordé 70 millions, a indiqué M. Corsino ce qui devrait permettre de pallier les besoins d’ici à la principale moisson de juillet. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’occupe aussi de donner une formation aux agriculteurs et des efforts sont entrepris pour inciter les paysans à se consacrer aux cultures vivrières plutôt qu’à la culture de l’opium, qui n’occupe que 10 % du territoire, mais dont l’Afghanistan est le principal producteur dans le monde (93 %).

En visite en Afghanistan, le ministre canadien des Affaires étrangères, Maxime Bernier a appelé au remplacement du gouverneur de la province méridionale de Kandahâr, Assadôllah Khalid. « Le gouverneur de Kandahâr doit être plus présent sur le terrain, doit exercer son autorité, et le président Karzaï doit répondre à certaines questions par rapport à l’efficacité du gouverneur », a déclaré Maxime Bernier aux journalistes qui l’interrogeaient sur ce que le président Karzaï devrait faire pour lutter contre la corruption dans le sud du pays. « Le président doit décider de l’avenir du gouverneur. Est-ce qu’il est la bonne personne, à la bonne place, au bon moment, pour avoir le gouvernement qui soit présent avec nous sur le terrain ? », s’est-il interrogé. Proche de l’Ittihad-e Islami, parti parti wahhabitte de Rasoul Sayyaf, Assadôllah Khalid a dirigé la province de Ghazni jusqu’en 2005, date à laquelle il a été placé à la tête de la province de Kandahâr en remplacement d’un gouverneur accusé de corruption, de népotisme et d’inefficacité. L’année dernière, il s’était déjà retrouvé au cœur d’une controverse. En effet, il avait été accusé d’avoir personnellement battu un prisonnier, ce qu’il avait démenti. Ce n’est pas la première fois qu’un pays étranger intervient pour obtenir le remplacement d’un gouverneur. Londres, avec le soutien de Washington, avait obtenu le limogeage de Sher Mohammad Akhounzada, alors gouverneur de la province méridionale de Helmand, avant d’y déployer plusieurs milliers de soldats. Sher Mohammad Akhounzada était considéré par les Britanniques et les Américains comme un trafiquant de drogue qui utilisait les forces de sécurité pour régler ses différends tribaux. Peu après son limogeage, Sher Mohammad Akhounzada était nommé sénateur par le président Karzaï. Source : Bassirat.net avec Radio-Canada.ca, Agence France Presse, Pajhwok et Presse canadienne

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