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ALPES MARITIMES.

Un département très convoité.

Dimanche 17 janvier 2010 // La France

Le département des Alpes-Maritimes pourrait, à lui seul, constituer une petite France tant il concentre tous les éléments et ingrédients politiques, économiques, sociaux, paysagers et culturels de notre pays. C’est ce qui explique que cette ancienne terre génoise est devenue un lieu d’enjeux, de pouvoir et de convoitises.

Les Alpes-Maritimes incarnation du luxe, du calme et de la volupté ? Sans doute. Le département dispose indéniablement de nombreux atouts : 2700 heures d’ensoleillement par an, les pistes de ski à moins d’une heure des grands centres urbains, un festival de cinéma mondialement connu et reconnu (Cannes), une attractivité très importante, le deuxième aéroport de France (Nice)... Deuxième « région » française par sa densité culturelle puisqu’il concentre 150 musés, fondations et sites de premier renom qui attirent, bon an, mal an, près de trois millions de visiteurs, les Alpes-Maritimes disposent aussi de douze casinos et centres de jeu qui forment le fond du tourisme haut de gamme, etc.

Il n’est, par conséquent, pas étonnant que le tourisme constitue, depuis plus de 100 ans, le moteur du développement économique et démographique de la Côte d’Azur. Ce secteur qui concerne directement près d’un emploi sur cinq et indirectement, 40 % des actifs, reste cependant fragile. En effet, il demeure très dépendant de la conjoncture nationale et internationale. Dans ce département de 4300 km2 qui enferme le parc du Mercantour, plus de 82 % de l’économie est tournée vers le tertiaire. Tête de pont fort emblématique de ce secteur économique : Sophia-Antipolis qui fête cette année son quarantième anniversaire. Créée en 1969 entre Nice et Cannes, dans une pinède de 2400 ha sur les communes d’Antibes, Biot, Vallauris, Valbonne et Mougins, cette technopole regroupe plus de 1300 entreprises du monde entier dont plus de 900 sièges sociaux. Parmi ces entreprises qui emploient sur site, près de 37 000 personnes, se trouvent des grands noms de la recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), des multimédias, des sciences de la vie ( médecine et biochimie), de l’énergie, de la gestion de l’eau, des risques, du développement durable : CNRS, Toyota, Air France, Chanel, Bayer, France Telecom, Galderma... En ce sens, Sophia Antipolis constitue une réplique à l’échelle de la France de la Silicon Valley.

1450 CHANTIERS.

Autant d’atouts et de ressources ne peuvent qu’aiguiser les appétits politiques. Sur ce plan, il vaut mieux être de droite pour détenir un mandat local et prendre appui sur le département pour se forger un destin national. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les maires successifs de Nice sont devenus parlementaires et ministres, de Jean Médecin ; A l’actuelle tête d’affiche départementale, Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, surnommé par ses adversaires « Motodidacte ». Sous son autorité, le département a néanmoins réussi le grand chelem pour les législatives de 2002 en ravissant les neuf sièges. Bis repetita en 2007 avec en plus, sept des neuf sortants réélus au premier tour !

Pour autant, cette ancienne terre des princes de Savoie ne se repose pas sur ses lauriers. Sous la férule des élus locaux, elle poursuit son développement économique et social. Parmi les grands chantiers à venir : le réaménagement du port de Nice, deuxième port de croisière de France, l’étude de silos enterrés pour le transport de ciment, un nouveau plan de mouillage pour gagner 10% de places supplémentaires. Le conseil général a prévu, pour enrayer la crise économique, d’investir plus de deux milliards d’euros à répartir sur plus de 1450 chantiers dans de nombreux domaines : transports déplacements, enseignement supérieur, développement durable et environnement, solidarité, collèges. Près du tiers de ces chantiers concernent le réseau routier. A terme, le TGV devrait drainer plus de touristes en mettant Paris à 3 h 50 de l’ancienne Nikaia. Début des travaux en 2020.


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