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À propos de Nicolas Sarkozy.

Concernant les articles consacrés à Nicolas Sarkozy.

Mercredi 9 janvier 2008 // La France

Observateur depuis de nombreuses années des évolutions syndicales, politiques et depuis une trentaine d’années de la vie associative, je me méfie des analyses consacrées à un homme. Vieux réflexe marxiste peut être, ce sont les masses qui font l’histoire par leur mouvement.

Comment aborder ce regard nécessaire sur notre société ?

L’homme Politique, celui qui agit sur un groupe constitue syndicat, association, société, arrive aux fonctions dirigeantes grâce à sa pugnacité, et à des qualités de leader, ce que certains appellent le charisme. Il est remarquable d’observer dans un groupe comment les individus se répartissent naturellement, dans un mouvement incessant, en meneurs et en menés. Ensuite comment s’organisent les luttes de pouvoir entre prétendant au rôle de chefs. Cette lutte va déterminer la répartition des vassaux et leur hiérarchie dans le groupe, c’est la divine soumission. Tout ceci est banal. C’est un fait qu’il faut avoir à l’esprit pour éviter les envolées lyriques ou émotionnelles et se garder une distance envers les évènements.

Ceci considéré, il faut, je pense, éviter deux écueils. Un cynisme désabusé, qui réduirait l’homme à une machine perfectionnée mais vide de la grandeur humaine. Ou bien d’un enthousiasme romantique et émotionnel, voué à des déceptions à répétition ou à l’intolérance militante, mère du crime absolu.

Après ce préambule simplifié, j’observe que celui, celle, qui a réussi à accéder aux postes dirigeants, n’a pu le faire que s’il démontre une faculté semblable à celle des grands artistes. Sentir, percevoir et exprimer par des symboles ce que la majorité du groupe ressent profondément, émotionnellement, avec un caractère de nécessité vitale, sans savoir l’ex- primer rationnellement. Ensuite il ne pourra s’y maintenir que s’il produit des situations telles qu’elles concentrent les attentes majoritaires dans des faits, mais aussi dans des symboles attendus.

Il me semble que monsieur Sarkozy répond incontestablement cette définition.

Que faut-il donc en analyser, pour comprendre les mouvements profonds et lents qui façonnent notre société ?

Nous Sommes un pays de longue histoire, où la vie sociale a accumulé de nombreux symboles de Grandeur. Trois guerres modernes (1870, 1914-18, 1939-45), deux sales guerres coloniales et leurs conséquences politiques, ont exacerbé les luttes de classes. Scissions en cascades de la gauche politique et syndicale, réponse utopique des dirigeants révolutionnaires, incapables de présenter un système viable. Ceci a profondément ébranlé la représentation d’une nation au-dessus de la condition humaine porteuse d’un message Universel Le monde réel marchait, depuis la dernière guerre mondiale, sans se préoccuper de nous. L’effondrement lent, mais inexorable des systèmes socialistes, dans le saisissement des intellectuels de gauche, incapables de penser un avenir, ont ébranlé l’assurance que les classes populaires avaient droit à revendiquer une autre organisation sociale.

Là-dessus, depuis des décennies, les socialistes de tous pays s’unissent pour promouvoir le libéralisme. Pas une théorie de l’économie, mais une soumission sans réflexion à une vision pseudo darwinienne et naïve, où les plus malin s’emparent des commandes, pour apporter le progrès a une foule ébahie, soumise aux experts de la pensée unique. Pour éviter les révoltes violentes, de triste mémoire, on a concédé aux « laissés pour compte des aides sociales » de bonne conscience. Ces couches populaires abandonnées forment une armée de misérables, intellectuellement inculte, sans conscience politique, sans représentation du bien public, des valeurs républicaines, sans diplôme, sans possibilité d’analyser leur propre situation. On ne sait plus quoi faire de ces gens de plus en plus nombreux, qui alimentent la racaille des banlieues. Pour calmer le jeu on laisse lâchement le non droit s’installer, trafic en tout genre, rapine, violence de bandes rivales, etc.

Le drame de tout cela, c’est qu’il n’y a pas d’espoir. Pas de parti politique pour donner une vision citoyenne d’avenir, plus de structures religieuses pour nourrir la spiritualité, plus de syndicat pour organiser le partage des immenses richesses dont sont exclues des couches de plus en plus nombreuses.

Tout cela provient de la volonté de soumettre des sociétés indifférenciées, castrées de leur propre histoire, de leur propre culture, à une structure inconsistante, sur laquelle il n’y a pas de prise, éloignée des citoyens, définitivement fermée à l’expression démocratique. L’Europe !

Une Europe si lointaine des gens, ceux qui produisent, qui consomment des marchandises, des services et des loisirs. Cette Europe qui impose des structures et des règles incompréhensibles, dénuées de symboliques fortes, incapables de proposer un grand élan magnifiquement humain.

Il est naturel que cette situation, dont l’origine remonte maintenant à quelques décennies, engendre une aspiration à saisit tout ce qui semble être un repère lorsqu’il passe à portée. Violence qui libère l’humiliation de ne pas pouvoir exprimer et utiliser ses talents, recours à des schémas simplistes, mais utilisables immédiatement, avec le peu de bagage intellectuel offert par la scolarité. C’est la montée de l’individualisme, de l’intolérance et des fondamentalismes.

Monsieur Sarkozy s’est proposé comme chef d’orchestre. Chacun, dans le système qu’il a décidé d’imposer comme solution aux maux de notre société, aura sa place. Certains seront solistes d’autres premiers violons, en fonction de son travail ou de ses talents. Il y aura une place pour chacun, dans un ensemble cohérent, même s’il est injuste. Pour cette nouvelle droite, qui a su attirer à elle les couches populaires excédées par la langue de bois et le laxisme des élites, le verbe est superbe et enthousiasmant.. pour le moment ! Il se réfère aux valeurs oubliées, au travail, à la grandeur perdue, au destin.

Le drame est que si monsieur Sarkozy échoue, que va-t-il se passer, ensuite ? Tout le monde attend quelque chose, y compris des solutions contradictoires.

Je crois profondément que la réflexion et la critique doivent porter sur l’analyse des causes, fédérer des groupes aux intérêts contradictoires, proposer des solutions réalistes, renouer avec des systèmes de valeur.

La politique de monsieur Sarkozy est d’un grand intérêt et peut permettre que notre pays retrouve un espoir, espoir qu’il avait conscience d’avoir perdu, sans avoir la possibilité de retrouver l’espérance. Nicolas Sarkozy est entrain de construire un nouvel élan.

C’est le drame des intellectuels de gauche depuis trop longtemps, d’analyser et de critiquer mais sans savoir proposer et organiser. Le peuple de gauche, notion si abstraite qu’elle convient à tous les habillages, attend...

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