60 ans de règne pour ELIZABETH II

Samedi 25 février 2012 // L’Histoire

Le 7 février 1952, le Premier ministre Winston Churchill ne put proférer un mot lorsque descendit, de l’avion qui la ramenait du Kenya, la nouvelle reine Elizabeth Il. Son père, George VI, venait d’être emporté par un cancer du poumon et le vieux lion de 78 ans se trouvait tout intimidé devant cette jeune souveraine de 25 ans. Ainsi commençait l’un des plus longs règnes de l’histoire européenne, le quatrième après ceux de Louis XIV (1643-1715), de François-Joseph IV (18481916) et de Victoria (1837-1901), son arrière-arrière-grand mère.

On laissera aux commentateurs people le soin de s’appesantir sur les difficultés rencontrées par la famille royale, sur ses toilettes ou sur les éternelles interrogations à propos du coût de la royauté ou de l’utilité d’un monarque qui règne mais ne gouverne pas. Il semble beaucoup plus approprié d’insister sur le sens du devoir et la conscience de sa dignité qui ont fait d’Elizabeth II beaucoup plus qu’un symbole : l’incarnation vivante d’un pays qui a toujours su s’adapter pour rester fidèle à lui-même. Aucun de ses Premiers ministres elle en a eu douze n’a jamais su ce qu’elle pensait, elle a toujours, devant le Parlement, lu avec application leurs discours, fussent-ils contradictoires les uns par rapport aux autres, et tous l’ont profondément révérée, s’entretenant régulièrement avec elle : sans pouvoir, elle exerce pourtant une très grande autorité.

Le point de départ de l’implication royale contemporaine remonte à un personnage totalement méconnu, lequel a su nationaliser une dynastie qui, à l’aube de la Première Guerre mondiale, apparaissait comme allemande et liée avant tout aux autres têtes couronnées d’Europe dont beaucoup se trouvaient être d’origine germanique, même si Victoria avait fait figure de « grand-mère de l’Europe ». Arthur John Bigge (1849-1931), compagnon d’armes en Afrique du Sud du fils de Napoléon III, fut chargé de venir annoncer la mort du prince impérial à sa mère, l’impératrice Eugénie, et à la reine Victoria. Cette dernière le prit ensuite à son service comme secrétaire particulier et le créa baron Stamfordham, nom sous lequel il est resté dans l’Histoire ; il prénomma sa fille Victoria Eugenie et celle-ci fut la mère du baron Michael Edward Adeane (1910-1984), secrétaire particulier adjoint de George VI puis de l’actuelle reine.

Stamfordham a été à l’origine du changement de nom de la dynastie qui, de Saxe-Cobourg-Gotha, est devenue en 1917 Windsor. De même, c’est grâce à lui que George V et sa famille se montrèrent proches de tous les groupes sociaux et de tous les partis politiques, visitant en tous sens le royaume, recevant et décorant les personnalités les plus variées. Fut aussi inaugurée une politique matrimoniale britannique qui ne recherchait plus des alliances dynastiques à l’étranger : le futur George VI épousa en 1923 une Ecossaise, Elizabeth Bowes-Lyon, la fameuse « Queen Mum », décédée en 2002, tout comme Charles s’unira en 1981 à Diana Spencer et William en 2011à Kate Middleton.

En cette période mouvementé, les élections divisent les citoyens. Des femmes et des hommes qui n’ont pas fait le même choix quant aux multiples candidats ; Soyons certains qu’une Monarchie Parlementaire serait le point de ralliement de l’ensembles des citoyens. Le Prince Jean D’Orléans arrière petit Fils de LOUIS XIV serait celui qui monterait sur le trône des Lys.

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